Sep 20 / Purple Squirrel

Comment réussir à lancer sa transition professionnelle ?

Dans la vie on a tous le même problème : on se met des objectifs, mais on n'arrive pas à les atteindre. Je fais référence à nos bonnes résolutions de début d'année.
Mais aussi à nos envies de changements professionnels qui ne mènent nulle part...

Cette difficulté à atteindre les objectifs s'expliquent... Et peut donc se corriger ! 

Sommaire

1️⃣ “Quand on veut on peut”

L’idée n’est pas neuve.
C’est Napoléon qui est le premier à avoir lancé cette injonction.

Cette phrase nous responsabilise, nous, simple humain, comme maître suprême de notre destinée. Elle implique que quand on veut VRAIMENT, on y arrive.

Que tout est donc une simple question de volonté.
Que de la volonté, découle les efforts. Et des efforts, les résultats.
Volonté → Efforts → Résultats

En simple, c'est une phrase inspirante qui promeut l’idée de la détermination et du mérite.

Quand on veut vraiment quelque chose et qu’on donne tout pour y arriver, cela s’avère toujours payant.

C’est faux ! Et ne pas en avoir conscience est source de désillusion et d’amertume. Sans oublier que c’est vraiment culpabilisant…

Et pourtant, quand on vous pose la question dans un sondage, 70% d’entre vous considèrent que “Quand on veut, on peut”. Moi aussi, j’y croyais. Et après, j’ai lu et je me suis rendue compte que j’avais tort.

2️⃣ Et pourquoi est-ce que quand on veut, on ne se lance pas ?

Un peu comme quand ça fait 3 mois qu’on se dit, un soir sur deux, qu’on veut changer de poste et qu’on n'a toujours pas pris 20 minutes pour refaire son CV. Ou qu’on se dit pour la 100e fois qu’on souhaite se remettre au sport. Et qu’on ne fait absolument rien !

C’est ce qu'on appelle l’impuissance acquise !

Ce phénomène a été découvert par le psychologue Martin Seligman, après avoir effectué une petite expérience avec des chiens :

Dans la première partie de l’expérience, trois groupes de chiens sont attachés à un harnais.

Dans le groupe n°1, les chiens sont simplement attachés à leur harnais pendant un court instant, puis sont libérés (le groupe témoin).

Le groupe n°2 reçoit intentionnellement *un choc électrique*, que les chiens de ce groupe peuvent arrêter en pressant sur un levier.

Le groupe n°3 est attaché à côté du groupe n°2, et subit la même décharge électrique.
Par contre, il n’a pas la possibilité d’arrêter le choc.
Les chiens du groupe n°3 ne peuvent pas agir d’eux-mêmes pour arrêter le choc, il faut qu’un chien du groupe n°2 actionne le levier.

Finalement, les chiens des groupes n°1 et n°2 se rétablissent rapidement de l’expérience, mais les chiens du groupe n°3 ont appris à être impuissants.

Dans la deuxième partie de l’expérience, les mêmes groupes de chiens font face à un nouveau dispositif où il suffit de sauter par-dessus un petit muret pour éviter le choc.
Les chiens du groupe n°1 et n°2 sautent par-dessus le muret.

Les chiens du groupe n°3 qui avaient “appris”, à leurs dépens, qu’il était impossible d’arrêter les chocs, restent passivement immobiles en gémissant.

Bien qu’ils auraient pu facilement échapper aux chocs, ils n’ont même pas essayé.

En simple, on a des croyances qui nous disent qu’on ne peut rien faire.

Et donc on n’essaye plus. On est résigné avant même d’avoir essayé.

Cette impuissance acquise nous touche énormément. On n'essaye pas de changer les choses parce qu'on s'est convaincu que ce n'était pas possible.

Ce qui apparait comme rationnel au premier abord… Mais dans un monde qui est en constant changement, il est important de douter de ses croyances.

3️⃣ Les bonnes habitudes valent mieux que les bonnes résolutions

Selon la recherche, 40 % et 95 % de nos actions quotidiennes** sont le fruit d’automatismes. Et c’est plutôt une bonne nouvelle : sans ces processus automatiques, nous devrions prendre des millions de décisions chaque jour (est-ce que je me brosse les dents ou non ? Est-ce que je remets le lait au frigo après l’avoir utilisé ?).

En conséquence, compter sur la seule force de sa volonté pour changer, ce n'est pas la bonne solution. Et les dernières recherches en psychologie comportementale le corrobore.

Je partage mon histoire :il y a quelques années, je suis non-sportive et fumeuse, mais je décide de faire un marathon sur un coup de tête. Ni moi, ni mon entourage n’y croyait vraiment…

Pour m’aider, je trouve sur internet un plan d’entrainement sur 6 mois, qui me demande d'aller courir 5 fois par semaine. Au début pendant 5-10 minutes en toute tranquillité. Pour monter crescendo vers des plus grandes distances, et une course plus intense.

Quand je commence l’entraînement, même une course de 10 minutes était pénible. Mais à force de courir presque tous les jours de la semaine, c’est devenu un mécanisme. Ma vie s’est organisée autour de ces entrainements et de l'atteinte de cet objectif.

"Mel tu veux venir boire un verre ?"
"Non désolée j’ai entraînement demain matin"

Et j'ai fini par faire mon marathon (et le finir en 3h58 d’ailleurs… Pas si mal pour un premier…).

Autant vous dire que si j'avais simplement attendu la motivation, il y a beaucoup de moments où je ne serais pas sortie pour aller courir sous la pluie ou la neige. Mais en faisant preuve de discipline, tout s’est mis en place progressivement. Je savais que je DEVAIS faire mes 5 entrainement par semaine pour avoir une chance de réussir.

Le comble ? Mon marathon a été annulé (merci chère corona)… Mais hors de question de ne pas le faire… J'ai continué à m’entraîner et, le supposé jour J, j'ai pris son camelback, mes compotes énergisantes et je suis partie courir 21,1km dans un sens et 21,1km dans l’autre !

Ce genre d’histoire ça nous prouve qu’on peut faire beaucoup grâce à la discipline. Et surtout, ça nous rappelle qu’au final ce n’est pas la fin de la course qui est importante mais le processus qui nous y mène.

Se prouver à soi-même qu’on peut y arriver, ça vaut tout l’or du monde.

Le problème pour beaucoup d’entre nous ? Gravir une montagne, ça fait peur ! Alors, on ne commence pas.

Par contre, marcher 30 minutes, tout le monde peut le faire.

Chez Purple Squirrel notre but, c'est de vous accompagner étape après étape, pour vous permettre de choisir et d’atteindre votre objectif. Pour se mettre en mouvement, il faut mettre en place des petites habitudes simples, des petits pas, des rituels qui permettent d’ancrer de petits changements au quotidien… C’est ce que vous avez fait en suivant cette mini-formation.
imagent qui montrent la différence entre s'appuyer sur des pics de motivation et sur les habitudes
Si on veut accomplir efficacement nos objectifs, il est primordial de former de nouvelles habitudes. Car ce sont les habitudes et la discipline qui nous font tenir sur le long terme grâce aux nouvelles connexions neuronales qui se forment.

À vous de jouer 🍭

1️⃣ Définissez un objectif professionnel qui est important pour vous.

2️⃣ Réfléchissez aux actions, aussi petites soient elles, que vous pouvez mettre en place pour atteindre cet objectif

Exemples :

➡️ "Je sais que je souhaite changer de carrière, mais je ne sais pas dans quoi."

1) Prenez 30 minutes pour réfléchir et écrire ce que vous voulez et ne voulez plus dans un emploi

2) Relire, ajouter, catégoriser : que voulez-vous ? quelles conditions de travail ? Quelles responsabilités, quelle culture, …?

3) Identifiez la raison profonde qui vous motive à faire ce changement. Pourquoi vous voulez changer ? Posez vous la question “pourquoi” plusieurs fois pour être sur d’identifier la raison profonde qui vous motive. 

➡️ "Je souhaite devenir copywriter mais je ne sais pas par où commencer"

1) Identifiez un copywriter sur LinkedIn (idéalement qui a fait une reconversion) et contactez le pour découvrir le métier et en recevoir ses conseils pour activer votre transition
2) Suivez une formation en ligne pour monter en compétences
3) Prendre un sujet qui me parle, choisir le titre et les sous-parties
4) Écrire
5) Relire et améliorer

Pour aller plus loin 🔭

Je recommande le podcast : Le pourquoi du comment - France Culture - Pourquoi quand on veut, on ne peut pas toujours ? - Aïda N'Diaye